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J'ai décidé d'arrêter de m'enfumer. Pour une question économique, pratique et de santé , mais elle me manque la peste. Le geste ou la cigarette? Non, sa fumée, elle me manque. On ne fait jamais attention à notre battement coeur et encore moins à notre respiration. L'aire invisible petite molécule, pour nourrir le corps, qui passe et repasse par les poumons, on ne sent pas cette action. Alors qu'avec la fumée, elle rentre, est l'on sent qu'elle descend dans notre corps. Puis elle repart, se faufile par la bouche et les narines. Quelle chance, elle a, éphémère, elle nous voit comme nous ne nous verrons jamais, elle rentre, y laisse quelques souvenirs.

Cette belle tueuse qui a mis ça plus belle robe couleur fumée bleu, s'envole dans les airs si légère, virevolte et s'éparpille, nous laisse un gout amer. Elle est ma pire ennemie, m'empoisonne la vie. Joue avec moi, fait venir prématurément, ma dernière heure. Elle appuie sur la gâchette " Game over ". Elle vous brule à petit feu, pour éteindre la dernière lueur d'espoir de vie, elle. Elle est égoïste, elle ne veut plus que vous séparez d'elle, alors vous la fumée encore à l'ombre de votre propre mort. Vous la fumez sans envie, sans excitation, mais juste pour votre dépendance à la nicotine. Mais il y a des moments où vous la voulez encore plus, ces moments entre amis, recouvert par un nuage de fumer. Puis c'est une occupation pour les mains. Oui les mains, je ne sais pas quoi en faire si je n'ai pas de cigarette entre les mains, on parait plus ridicule à attendre quelqu'un sans rien dans les mains. Elle me manque quand on se promenait main dans la main, mes bras savait où se mettre le long de mon corps. Elle vous fait taire la petite voix qui s'inquiète tout le temps, elle vous console. On se sent si seul sans elle, si faible, prêt à recraquer à tout moment.

Voilà mon ode à toi cigarette que j'aime tant, tu es mon oxygène.