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Accrocher par un fil, le pantin tient en équilibre et sa vie qui défile, se dérobe parfois en dessous de ses pieds malgré lui. Il s'y accroche quand il trébuche, remonte ce fil invisible, reprend sa respiration et continu son chemin sans penser au lendemain. Comme un funambule, il marche par se seul chemin. Il acquiesce et ne répond pas. Les divertissements télévisuels tirent les ficelles de ses petits pantins, leur donnent leurs envies et leurs rêves, ce midi je mangerais un Mc Do bien gras. Mais leur retirent le sourire, la joie et le bonheur d'être eux, l'Oréal parce que je le veux bien. Ses divertissements, les matinent en pantins de chiffon, un crane vide, est un crane moins malheureux que plein, parait-il que lorsqu'il est trop plein, on se sent vide et lorsqu'il est vide on ne pense pas. Si le pantin ne pense plus, ça lui évite de penser qu'il ne pourrait un jour ne plus pensé. Alors, il se dandine en se laissant faire, ne pense pas, il s'alimente de médias falsifié de TF1. Il ne dit rien, ou presque rien, parfois il crie, il s'alerte et puis le lendemain il s'arrête. Puisqu'il a peur le pantin de s'écarter du chemin, se rendant esclave lui-même du monsieur au-dessus de lui, le marionnettiste. Il y a toujours au-dessus de nous quelqu'un ou quelque chose qui nous retient, un plafond en verre que l'on peut voir, sans jamais pouvoir y monter.

C'est le ballet des pantins qui se couperont un jour les fils.