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Un jour Monsieur le Chat est venu chez moi. De ses grands air il m'a plu, chic, il avait mis son plus beau habit, de toc, recouvert babioles scintillant sur son pelage noir. Le contraste faisait son petit effet. Si je ne l'avais pas vue ainsi est-ce que j'aurais douté de sa sincérité. Un chat qui a autant de Tchatche c'est louche. Comme il était habillé, on pouvait croire, à l'éventualité que ceci n'était pas si absurde, un chat habillé peut sans doute parler. J'avalais à la louche ses récits de voyages. Monsieur le Chat en avait fait des voyages à quatre pattes. Cela suffisait je dus l'arrêté, car trop c'est trop, même le plus naïve des habitants de terre ou de mer, aurait compris que c'était impossible. On peut se douter, que ce chat était un mitoman. Un chat de cette aussi petite taille, avec ses petites pattes, ne peut pas avoir fait tout cela. Nous-mêmes êtres humains vivons, presqu'un siècle, l'homme ne se déplace même plus avec ses jambes. On a inventé des moteurs des machines qui polluent, qui volent, qui roulent, ou qui naviguent sur les eaux. Alors que moi je suis presque au quart de ma vie, et je n'ai jamais visitée entièrement mon pays. Toi le Chat qui ne cumulera jamais autant d'année que moi tu vas me faire croire a cela.Il me regarda de ses yeux de chat:

"Nous Chat, nous avons sept vies, je suis bien plus vieux que toi l'humain. Puis j'ai couru, couru, sans jamais m'arrêter. Je voulais tout voir, pour ne rien rater, donc j'ai couru, couru, sans jamais vraiment tout voir, j'ai frôlé tous les continents, j'ai voyagé sur les plus belles plages, j'ai connu toutes les mers. J'ai tellement couru, je ne me suis jamais reposé. J'ai couru c'est tout, et mon plus grand malheur c'est en courant de partout et nulle part à la fois que je me suis perdu. Je ne sais plus, je ne sais pas, pourquoi j'ai autant couru sans vouloir connaitre l'amour d'un maitre. Aujourd'hui trop vieux pour courir. J'ai courus sans m'apercevoir de rien, mes vies me lâchaient une par une et me voilà ici à ma septième vie. "

Quand Monsieur le Chat terminait son monologue, il s'allongea sur moi. Je caressais sa pauvre carcasse, si maigre qu'on y voyait les os. Il ferma les yeux sur un monde qu'il n'avait pas pu apprécier et il s'endormit pour toujours.

Les gens rêvent, les gens voyagent, mais qu'est ce qu'il nous reste à la fin, des regrets? A force de vouloir toujours vivre ses rêves, on en oublie de vivre.